"Quand Marine monte, j' vote à droite, à droite,

Pour qu'elle r'descend, j'vote Bertrand "

(hymne du PS, 2015. Pcc Cuvelier-de Saintignon)

mercredi 16 septembre 2015



Former des alliances gauche/droite au second tour des élections régionales pour contrer la percée du Front national : voilà la proposition faite par un ministre «influent», mais qui souhaite rester anonyme, auprès de France Info, lundi dernier.
Cambadélis ne cache pas son exaspération. Il faut dire que cette sortie va à rebours des efforts du premier secrétaire du PS pour recoller les morceaux avec les alliés traditionnels du parti.
Envisager dès maintenant des alliances avec la droite donne, de plus, du crédit à l'idée d'une défaite annoncée. Gérald Darmanin, le M. Elections des Républicains, ne s'y est pas trompé. «C'est la panique, ils ont déjà perdu», raille-t-il, avant de balancer un nom : «Tout le monde sait que c'est sans doute Patrick Kanner le ministre influent qui parle contre Pierre de Saintignon (le candidat du PS à la présidence de notre région Nord-Pas-de-Calais-Picardie).» 
Conclusion de François Lamy, député PS proche de Martine Aubry : «Ce ministre influent et anonyme a perdu une occasion de se taire. Pas d'alliance contre nature.»
Au PS, tout le monde n'est pas de cet avis. Député de Paris et membre du pôle des Réformateurs, Christophe Caresche juge, au micro de France Info, que «si au soir du premier tour, on constate qu'il y a dans un certain nombre de régions un risque sérieux que le Front national l'emporte il faut envisager cette hypothèse (NDLR : d'une fusion des listes PS/LR)».
En Picardie, on voit bien comment le Front National, emmené par Marine Le Pen, finira selon toute vraisemblance la course en tête, suivi par les prétendus républicains emmenés par Xavier Bertrand.
La liste du parti prétendument socialiste emmenée par Pierre de Santignon, chahuté par quelques hiérarques socialistes du coin, isolée, avec pour seuls alliés l’inexistant MUP de Robert Hue et un PRG croupion, auxquels on n’aura donné aucune place éligible, peut dans le meilleur des cas finir en troisième position... et cette hypothèse n’est même pas certaine.
Se posera alors pour nos prétendus socialistes la question de vérité : tenter un rabibochage de dernière minute avec le front de gauche et les écolos qui leur auront tapé dessus tout au long de la campagne, ce qui ne change rien au risque FN, ou retirer purement et simplement leur liste et appeler à voter UMP-Les Républicains pour ne pas assumer le risque de donner la région à Marine Le Pen. Ce qui veut dire accepter de n’avoir aucun élu pour les cinq ans à venir dans la nouvelle grande région Nord-Pas-de-Calais Picardie... On voit mal les Lejeune, Boitard et autres apparatchicks se faire hara-kiri.
Dernière hypothèse, et on revient aux propos du début : fusionner avec la liste des Républicains... si ils veulent bien d’eux.
Décidément, aucune raison de voir la vie en rose !
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République exemplaire ou République des copains ?

Hollande distribue des fromages de la République à ses copains et ses fidèles : depuis 2012, la liste est longue des nominations qui font tâche dans l’état impartial promis par l'alors candidat : 
la Verte Dominique Voynet a ainsi été nommée à l'Igas, 
l'ex-maire PS Adeline Hazan contrôleur général des prisons, 
l'ex-ministre Dominique Bertinotti au Conseil d'Etat, 
la chiraquienne Brigitte Girardin (qui a voté Hollande en 2012) à la Cour des comptes,
Marie-Arlette Carlotti au Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées,
François Brottes à Réseau de transport d’électricité, 
Pierre-René Lemas (ancien secrétaire général), à la tête de la Caisse des dépôts.
Christophe Chantepy, ancien dircab de Jean-Marc Ayrault à Matignon et proche de Ségolène Royal, bombardé dans la torpeur de l'été ambassadeur de France en Grèce. 
Manuel Valls, lui, a obtenu que deux proches conseillers, Sébastien Gros et Christian Gravel, soient nommés préfets hors cadre (sans affectation mais avec statut garanti dans la fonction publique).
Sans oublier Agnès Saal, patronne de l'INA évincée pour ses notes de taxi gratinées... et pourtant réintégrée au ministère de la Culture.
Un cadre du PS abonde, sans rire : « N'oubliez pas qu'il y a eu un gros plan social avec les élections municipales et départementales, et qu'il va falloir préparer celui de la présidentielle ! »
PS- Le patron de Qatar Airways, Akbar al-Baker, a reçu la médaille d'officier de la légion d'honneur des mains du président de la République. A gerber !

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