"Quand Marine monte, j' vote à droite, à droite,

Pour qu'elle r'descend, j'vote Bertrand "

(hymne du PS, 2015. Pcc Cuvelier-de Saintignon)

samedi 27 juin 2015

Dernier acte de la pantomime du congrès de la fédération socialiste de l'Oise, la désignation du nouveau premier secrétaire fédéral s'est déroulée jeudi 11 juin sans aucun suspense. En guise de renouvellement, c'est Béatrice « Stalinette » Lejeune qui rempile pour un troisième mandat, avec un score albano-coréen de 100 %.
Candidate unique, elle capitalise ainsi les excellents résultat du PS lors des dernières consultations électorales au niveau local : municipales désastreuses, moins de 10 % des voix aux européennes, perte de la majorité dès le premier tour des départementales, et de tous les sièges de conseiller général sauf 1, JC Villemain, Monsieur trou de la Fédé... Elle obtient donc un chèque en blanc pour continuer pareillement avec les régionales... dont elle va "tirer" la liste... vers le bas.

Beauvais, mauvais

Au vu de ces scores impressionnants, on comprend mieux la décision de l'opposition officielle de Sa Suffisance l’Empereur Yves Ier d’Isarie de ne pas présenter de candidat et d'appeler en larmoyant par la bouche de Sylvie Houssin à un « grand accord de gestion » de la fédération, qui ne sera jamais que la poursuite de ce qui se fait à Beauvais et dans l’Oise depuis une éternité. Opposants de carton et majorité de fer vont donc dès demain se retrouver bras-dessus bras-dessous pour entamer une campagne régionale où l'essentiel a été préservé : chacun a trouvé sa place sur la liste et, surtout, a pu flinguer ses petits camarades.
Si la Palme d'Or du congrès est donc attribuée à Béatrice « Stalinette » Lejeune, celle du flingage revient indéniablement à Sylvie Houssin, qui a réussi à faire exploser le courant de gauche du dernier congrès, Gérard Chatin obtenant son plat de lentilles préféré, savoir une place au conseil fédéral et une autre éjectable sur la liste des régionales. Elle envoie aussi aux oubliettes son comparse Thibaud  Mielleux Viguier (même motion), jusque là Pape des Emmanuellistes (reconvertis en Hamonistes) qui, étant peu crédible dans le rôle de l'enfant de cœur, se retrouve tout simplement hors jeu. Les potes beauvaisiens de Houssin trustent les sièges de sa motion au conseil fédéral (4 sur 7 alors que Beauvais n'a apporté à la motion B que le quart de ses voix).

Rome bétonne

Du côté d'une majorité « officielle » on continue de mettre en avant ceux qui se sont construits une solide réputation de clairvoyance et de rigueur de gestion, comme Jean-Claude Villemain, d'indépendance d'esprit, comme Mathieu Stievet ou Danièle Carlier, d'opportunisme comme Philippe Massein et sa tribu de cartes Villersoises, voire de grande fidélité politique, comme Roger Menn, dont la carte du PS va finir par ressembler au passeport d'un globe-trotter tant il a souvent changé de crèmerie. Pour le reste, la bande Rome-Bailleul associée à la bande de Villers St Paul se taille la part du lion, avec des pékins dont on est certains qu' on n’entendra pas plus le son de leur voix que par le passé...
Dans la série des palmes, celle de l'art de la fugue revient à Laurence Rossignol, sénatrice putative et mini-ministre, qui pour l’Oise évite de se mêler à cette pétaudière en plein naufrage, mais ne fait pas preuve, en la matière, d'un grand courage politique, alors qu'elle serait sans doute une des rares à pouvoir sortir cette fédération de l'ornière. On déplorera aussi la discrétion d’un Michel Françaix, dont on comprend qu’ayant par le passé beaucoup donné il a passé l’âge de ces enfantillages ... 

Les Figurants

Rien à attendre en effet des autres motions en lice, qui ont fait de la figuration inintelligente. On soulignera le grand sens de la famille de la motion D, qui siège en fratrie au conseil fédéral, et assure sur la lancée le recyclage des soutiens indéfectibles de l'exilé du château comme Michel Delmas ou Dominique Louis-dit-Trieau, sans parler de l'inénarrable Grace M'Pondo.
Enfin, puisque les petits croupions font les bons amis, on remarque que dans son immense mansuétude, Stalinette a lâché un demi-strapontin à Pierre-Etienne Bouchet (2 % des voix avec la motion C) qui lui en sera sans doute éternellement reconnaissant, à moins qu'il n'ait tout simplement été depuis le départ en terre de mission dans cette motion folklorique qui sentait bon les années 70, le patchouli et les espadrilles en corde.

Stalinette jusqu’à l’indigestion

Allez, à tout prête-nom, tout honneur, laissons les mots de la fin à la première fédérale renouvelée :
 « Je m'engage à constituer un bureau fédéral ouvert à toutes les sensibilités » : difficile de faire autrement, le BF étant statutairement composé à la proportionnelle des motions. Sauf à admettre bien sûr que les motions en présence n'ont rien à voir avec des sensibilités politiques, mais ne sont que des outils du détournement du débat.
 « Je veux une fédération de l'Oise unie et rassemblée » : vu ce qu'il y reste de militants, ça ne devrait pas être trop difficile. Tous ceux qui ne sont pas alignés derrière le vrai boss ont été mis sur la touche ou sont depuis longtemps partis, ou en voie de s'en aller.
 C'est partout pareil, au PS, me direz-vous... Non, dans l'Oise, c'est pire. 
                                                                                                                                        L'enRàGé

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