"Quand Marine monte, j' vote à droite, à droite,

Pour qu'elle r'descend, j'vote Bertrand "

(hymne du PS, 2015. Pcc Cuvelier-de Saintignon)

dimanche 11 novembre 2012



Jeudi, élection du 1er Secrétaire Fédéral : 

Le changement, c’est maintenant. Après, il sera trop tard.

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Notre Fédération est depuis 7 ans dirigée plus ou moins directement par une coterie de quelques élus qui se la pètent, davantage préoccupés d’assurer leur pouvoir personnel, de le conserver, de le concentrer, que de faire vivre et rayonner notre organisation collective départementale. Ces importants confisquent et étouffent tout débat comme toute contestation, même la plus modeste. Oser mettre en cause leurs méthodes, critiquer leurs politiques, leurs résultats, y compris électoraux, s’apparente à un crime de lèse-majesté. Cela revient à s’exposer à des pressions, menaces et tracasseries de toutes sortes. 

Pourtant les congrès du PS ne sont jamais de tout repos, mais là, on a dépassé les bornes : outre des menaces à peine voilées autant qu’hystériques débitées ici où là de me faire virer du PS ( pour délit d’opinion ? pour blasphème ? ), j’ai eu droit aux menaces physiques d’un gros élu du sud de l’Oise (même pas peur !), et, dernière en date, un autre cherche par la bande à me nuire dans mon boulot, avec dénonciation calomnieuse auprès de mon employeur ! 

J’aurai l’occasion de revenir là-dessus après le Congrès.

Une Fédération de militants ou de territoires ?

Pour sortir de là, il faudrait inventer des contre-pouvoirs. Le militant en est un. Il faut recréer du lien entre la fédération et les militants. Les militants, pas les territoires. Je suis Français, c'est mon territoire national, c'est ma culture et mon histoire. Pas Picard ou Isarien. Les territoires sont une autre vision du repli identitaire, la vision étriquée de ceux qui, précisément, ont le pouvoir dans ces territoires. Brassens chantait "les imbéciles heureux qui sont nés quelque part".

Il faut aussi se renouveler. C’est sans doute générationnel.  On a vu la composition des instances fédérales : trop de camarades y sont là depuis des lustres. Mais cela n’est pas suffisant : trop de camarades y sont là simplement pour occuper les places et lever la main en cas de vote… hormis cela on ne les entend jamais. A quoi servent des conseillers fédéraux qui ne disent jamais rien ?
Là encore, il faudrait arriver à limiter le nombre des élus dans nos instances, et plus encore limiter le nombre de leurs « collaborateurs » ou le nombre d’employés des collectivités territoriales. Pour être valablement un membre du CF à part entière, il ne faut pas être dans la dépendance.

Se renouveler, se rénover, c’est impossible sans le non-cumul des mandats. Arnaud Montebourg disait, avant les dernières élections : « Les militants ont voté sur ce principe en 2009. Si on ne l’applique pas dès les prochaines législatives, cela veut dire qu’on ne le fera au mieux qu’en 2017, soit huit ans plus tard… Ce serait hypocrite et ridicule !».
Hé oui ! Sauf que le ridicule ne tue pas en politique. L’hypocrisie non plus, d’ailleurs.
Donc les militants l’ont voté. On va sans doute le faire. Mais il y en a tellement qui rechignent qu’on ne nous en reconnaîtra même pas le crédit.

Non-cumul absolu, primaires pour tous

Il faudra ensuite aller plus loin, et pas seulement pour les parlementaires, avec ce principe pour tous : 1 homme, 1 mandat. Et qu’on ne vienne pas nous amuser avec la nécessité de rester en contact avec le « terrain ». Comme le fait observer Pierre Rosellini, "pour garder contact avec le terrain, il y a le bénévolat". Mais c’est sur qu’il n’y a là ni indemnités ni prébendes.

L’autre clef, c’est les primaires. Parce que demain elles finiront par s’appliquer à toutes les désignations. On va enfin pouvoir sortir de nos désignations riquiqui, et cela rendra de l’oxygène aux vrais militants, en rendant inutiles les grosses concentrations d’adhérents qui votent au canon.
Il suffirait, pour se renouveler un peu, qu’on décide par exemple que les 3 circonscriptions les plus à gauche du département (ou plutôt les moins à droite, vu nos scores dans l’Oise !), soient réservées femme, ou jeune, ou mieux encore diversité. On glose beaucoup sur le droit de vote des immigrés aux élections locales. Commençons déjà par nous donner les moyens d’élire un Abdel Mokhtari dans la circonscription la plus à gauche du département. 
Franchement, quand on regarde nos derniers résultats calamiteux aux législatives, on prend pas grand risque ! Et au moins serait-on en cohérence avec nos valeurs, à défaut de l'être avec les territoires.

Si on ne fait pas cet effort, alors nous allons perdre nos positions, les unes après les autres. Je prends les paris : les élections territoriales, c’est demain.

Frédéric FILLION-QUIBEL 
Militant indépendant

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