"Quand Marine monte, j' vote à droite, à droite,

Pour qu'elle r'descend, j'vote Bertrand "

(hymne du PS, 2015. Pcc Cuvelier-de Saintignon)

mercredi 2 janvier 2013



Vive la Hollande …

En Hollande, le mariage homosexuel (mariage pour tous en nov-langue) ne date pas d’hier, et les enfants n’ont plus un père et une mère, mais un premier et un deuxième parent. Est en discussion la possibilité d’adjoindre un troisième parent…

Après tout, pourquoi pas ?
La notion de couple, qu’il soit constitué d’un homme et d’une femme, ou de deux personnes du même sexe, est une survivance d’un ordre moralisateur en voie de dilution. Les familles recomposées (nov-langue), c'est-à-dire en fait des bouts de familles éclatées, déchirées, meurtries, tendent à devenir la norme. Elles se recollent pour un temps à d’autres bouts, puis se déchirent et éclatent à nouveau, pour éventuellement se recoller encore. Des paramécies, en quelque sorte ; des familles qui n’ont plus justement de liens de famille, si ce n’est les hasards des tromperies, des rencontres, des misères. Dans cette configuration, il est fréquent que j’élève des enfants que je n’ai pas faits et qu’un autre élève les miens. Pourquoi ne serions nous pas l’un et l’autre Xièmes parents ?
Des enfants auraient ainsi 3, voire pourquoi pas 4 parents, ou plus si affinités. Si les intéressés y consentent, qu’est-ce que çà peut vous foutre ?

Dès lors, pourquoi ces parents ne pourraient-ils pas être mariés, ou le rester ? Non plus seulement à deux, mais en nombre, si c’est leur choix. Pour faire simple, on abolirait le divorce et on autoriserait les mariages multiples, simultanés et pas seulement successifs.

On m’objectera que cela existe déjà, et que cela s’appelle la polygamie. Et que c’est circonscrit à des coins où les femmes comptent pour des prunes. Et alors ? Nos sociétés occidentales ne sont elles pas déjà polygames, quand on peut se marier plusieurs fois (successivement il est vrai). Mais combien d’hommes mariés ont des maîtresses, de femmes mariées des amants ? Belle hypocrisie !

Si l’on y réfléchit à deux fois, ce n’est pas le mariage qu’il faut révolutionner, c’est le couple.

Et la Procréation Médicalement Assistée ?
Jusqu’à présent réservée aux couples qui ne pouvaient avoir d’enfants par voie naturelle, ou dont l’un des deux était stérile, l’extension de la PMA aux couples homosexuels ne peut manquer de se poser.
Sauf que le recours à la PMA dans ce cas n’est pas justifié par une impossibilité physique, mais résulterait d’un refus d’avoir recours aux voies naturelles, par choix ou commodité. Sans même parler de son coût pour la société.
Peut-être y-a-t-il un moment où il serait responsable et citoyen d'assumer les conséquences de ses choix de vie et de son orientation sexuelle (nov-langue again).
J’entends ici et là des féministes et des lesbiennes, qui sont parfois les deux, la réclamer pour elles seules, en excluant les hommes du processus. Au nom de quelle morale imbécile de type néo-kantien mal digéré ? Elle est où, l’égalité, là-dedans ?

Et comme disait une mienne amie : « Je suis pour l’égalité des sexes, mais faut d’abord voir les sexes ».

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