"Quand Marine monte, j' vote à droite, à droite,

Pour qu'elle r'descend, j'vote Bertrand "

(hymne du PS, 2015. Pcc Cuvelier-de Saintignon)

dimanche 16 décembre 2012


Le bulletin trimestriel de la FSU (Fédération Syndicale Unitaire), le plus important syndicat de la fonction publique d’état, notamment dans l’éducation, tape le Conseil Général de l’Oise et son Président, dans un article intitulé : 

 " Cuisine centrale de Liancourt : quand décentralisation rime avec privatisation ! "  Extraits :
"Depuis cette rentrée, la cuisine centrale de Liancourt produit les repas de 13 des collèges publics de l'Oise. 5 000 des 25 000 repas quotidiennement servis dans les collèges publics du département y sont réalisés. Intégralement financée par le Conseil général de l'Oise, la cuisine centrale de Liancourt a coûté 8 millions d'euros         
Jusqu'en septembre 2009, les repas de ces 13 collèges étaient livrés par les cuisines centrales des lycées de Nogent-sur-Oise, Chantilly et Compiègne ; cuisines cen­trales relevant du Conseil régional de Picardie depuis la loi du 13 août 2004 qui a transféré aux collectives territoriales les missions de restauration et d'hébergement scolaires.
Après avoir refusé de participer à la remise aux normes des cuisines centrales de ces trois lycées, le Conseil général de l'Oise a décidé de construire sa propre cuisine centrale à Liancourt et de récupérer la partie des personnels territoriaux tra­vaillant dans les cuisines des lycées pour le compte des collèges. Une trentaine d'agents glissèrent alors de la région au département. Ils devaient à terme intégrer la future cuisine centrale départementale.
Pendant la durée des travaux, les repas des 13 collèges concernés ont été fournis par Dupont Restauration qui avait remporté le marché pour 1,2 million d'euros par an.
Cet été, le Conseil général de l'Oise décidait de confier la gestion de la cuisine centrale de Liancourt à la socié­té privée Elior. Pour défendre son choix, Yves Rome, le Président du Conseil général, déclarait dans le Parisien du 01/10/12 « gestion par le public ou le privé, je n'ai pas de religion en la matière » et de poursuivre « les parents d'élèves sont-ils prêts à payer 20 voire 40% plus cher le repas servi à leurs enfants à la cantine du collège ».
Depuis trois ans, la volonté du Conseil général de sortir du cadre des cuisines centrales des lycées a coûté près de 12 millions d'euros aux Isariens et conduit à la priva­tisation de 20% de la restauration des collèges publics de l'Oise. Sans avoir de religion, on peut faire moins cher, surtout quand les locaux et les personnels préexis­taient. L'argument financier à destination des familles ne tient pas.
Les privatisations successives et la progressive érosion des effectifs du Conseil général de l'Oise conduit à une déqualification des personnels et à la perte de savoir-faire. La fermeture du laboratoire départemental ou la gestion par le privé de la centrale d'achat public Cap'Oise en sont quelques exemples.
Alors que 20% des 15-25 sont en surpoids, il serait temps de prendre conscience que la défense du service public de restauration scolaire, c'est la qualité nutrition­nelle au profit des futures économies de soins.
A la veille d'annonces concernant l'acte 3 de décentra­lisation, le SNASUB-FSU continuera de défendre le choix du service public face à toutes les tentations libé­rales de privatisations de services et de missions.
1 : Ces collèges sont Jean Fernel à CLERMONT, Gaétan Denain et André Malraux à COMPIEGNE, Gabriel Havez et Jean-Jacques Rousseau à CREIL, Sonia Delaunay à GOUVIEUX, Jules Verne à LA CROIX-SAINT-OUEN, Françoise Dolto à LAMORLAYE, Anatole France à MONTATAIRE, Marcellin Berthelot et Edouard Herriot à NOGENT-SUR-OISE, Jules Vallès à SAINT-LEU-D'ESSE­RENT, Emile Lambert à VILLERS-SAINT-PAUL. La cuisine centra­le dessert également l'internat d'excellence de NOYON."
Ci-dessus, le texte intégral paru dans le bulletin.

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